Par Piaco la plume de Globe infos. À Libreville, devant le palais de justice, la société civile a fait entendre sa voix. Des milliers de citoyens se sont mobilisés pour dénoncer toute instrumentalisation du droit et exiger une justice libre, transparente et équitable. Un moment de ferveur populaire qui marque peut-être l’aube d’un nouveau rapport entre le peuple gabonais et ses institutions.

Libreville, 11 novembre 2025. Ce matin, Libreville a vécu au rythme d’une ferveur citoyenne rarement observée. Devant le palais de justice, une foule compacte s’est formée pour suivre le procès dit des Bongo et Cie, perçu par beaucoup comme un tournant historique pour la justice gabonaise. À travers ce rassemblement, la société civile a voulu adresser un message clair : la justice doit désormais s’exercer sans peur ni faveur, dans le respect absolu de la vérité et du droit.
Hommes, femmes, étudiants, syndicalistes, familles et retraités, toutes les générations étaient représentées. Les visages graves et les pancartes brandies en silence traduisaient une colère contenue mais aussi un espoir profond. On pouvait lire : « Justice pour tous », « Non à la manipulation », « Plus jamais ça ».

Dans cette atmosphère à la fois tendue et solennelle, les discours se sont succédé, empreints d’une émotion palpable. Parmi les intervenants, un leader de la société civile a livré une déclaration qui a électrisé la foule :
« Les Bongo doivent répondre de leurs actes. La main de la justice ne doit pas trembler. Leurs soutiens doivent bien se tenir, car le peuple n’a que trop souffert et nous disons non : plus jamais ça ! Après le procès, nous irons vers les consulats de leurs pays de résidence pour réclamer leur extradition. Ils ont géré le Gabon, ils sont donc Gabonais et doivent venir affronter la justice de leur pays. Pourquoi fuir s’ils n’ont rien à se reprocher ? Pourquoi ce soudain envoi de communiqués au moment où le procès est lancé ? Nous allons nous battre pour que justice soit rendue. »
Ces mots, portés par la conviction et la lassitude d’un peuple, ont résonné comme un cri du cœur. Ils traduisent une détermination collective à rompre avec des décennies d’impunité et de privilèges. Pour la société civile, ce procès symbolise avant tout le début d’une ère nouvelle : celle d’une justice qui s’assume, indépendante et impartiale.

À mesure que l’heure du verdict approchait, la tension montait. Les discussions se faisaient plus vives, les regards plus attentifs. Chacun savait que cette journée dépasserait le simple cadre judiciaire. Elle engageait la crédibilité de tout un système, celui d’un Gabon en quête de transparence, de vérité et de reconstruction morale.
En se rassemblant pacifiquement devant le palais de justice, les citoyens gabonais ont affirmé qu’ils ne voulaient plus être spectateurs, mais acteurs du changement. Le message adressé à la classe dirigeante est limpide : le temps de l’impunité est révolu.
Ce 11 novembre 2025 restera sans doute comme une date charnière dans la mémoire collective du pays. Le Gabon n’assiste pas seulement à un procès, il écrit une nouvelle page de son histoire, celle d’un peuple debout, réclamant que la justice redevienne l’affaire de tous.

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