Une concertation gouvernement-syndicats face à la crise éducative
Par Thomas René pour Globe infos
Libreville, le 10 janvier 2026. Au Gabon, la grève des enseignants observée depuis la reprise des cours le 5 janvier continue de peser sur le fonctionnement du système éducatif. Dans ce contexte de tension sociale, la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, Camélia Ntoutoume Leclerc, a présidé, le 9 janvier, une réunion de concertation avec les partenaires sociaux du secteur.

En effet, cette initiative vise à répondre à un mouvement de contestation qui affecte de nombreux établissements scolaires publics et suscite l’inquiétude des parents d’élèves, à un moment clé de l’année scolaire.

Les revendications des enseignants au cœur des échanges
Selon les autorités, cette rencontre avait pour objectif d’ouvrir un cadre d’échanges sur les préoccupations exprimées par les syndicats d’enseignants. Parmi les points régulièrement soulevés figurent les conditions de travail, la situation administrative de certains personnels, les questions salariales ainsi que la mise en œuvre d’engagements antérieurs de l’État.
En réunissant autour de la même table les représentants syndicaux et l’administration, le ministère entend favoriser un dialogue constructif et identifier des pistes de solutions concertées, susceptibles de conduire à un apaisement durable du climat social.

Le choix du dialogue social comme levier d’apaisement
À l’issue de la réunion, le ministère de l’Éducation nationale a réaffirmé son attachement au dialogue social comme mode privilégié de gestion des conflits. Une posture qui traduit la volonté du gouvernement d’éviter une escalade de la crise et de privilégier la concertation dans un contexte économique et social contraint.

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de stabilisation sociale, alors que plusieurs secteurs stratégiques du pays ont récemment été traversés par des revendications syndicales.
Le droit à l’éducation, une priorité affichée
Au-delà des revendications professionnelles, la question du droit des apprenants à une éducation de qualité demeure centrale. La prolongation du mouvement de grève fait planer le risque d’un retard dans l’exécution des programmes scolaires, dans un système éducatif déjà confronté à des défis structurels.

Le ministère assure ainsi rester pleinement engagé à garantir la reprise sereine des activités pédagogiques, tout en appelant à la responsabilité de l’ensemble des acteurs afin de préserver l’intérêt supérieur des élèves.
Une sortie de crise encore en construction
Si cette réunion de concertation constitue une étape significative dans la gestion de la crise, elle ne permet pas encore d’anticiper une levée immédiate de la grève. Les partenaires sociaux attendent des engagements concrets, tandis que le gouvernement plaide pour une désescalade progressive.

Dans un climat social sensible, la capacité des différentes parties à maintenir un dialogue constant et à traduire les discussions en décisions opérationnelles sera déterminante pour restaurer la confiance et assurer la continuité du service public de l’éducation au Gabon.
