Par la rédaction de Globe infos.

Le monde artistique gabonais est sous le choc. Van Mabadi, figure tutélaire du septième art national et visage indissociable du personnage culte de Bradock dans la série phare Shanice, a rendu son dernier souffle, plongeant toute une communauté dans une affliction profonde. Un décès survenu le vendredi 20 février dernier.
Avec lui, c’est bien plus qu’un comédien qui s’éteint c’est une âme du cinéma gabonais qui disparaît. Doté d’un talent brut et d’un charisme magnétique, Van Mabadi avait su insuffler à son personnage une humanité bouleversante, captivant des générations de spectateurs bien au-delà des frontières du Gabon. Bradock, ce n’était pas seulement un rôle : c’était un miroir tendu à toute une société dans les années 2000 et Van Mabadi en était l’âme incarnée.
Comédien accompli autant que producteur visionnaire, il avait consacré sa vie à l’épanouissement d’un cinéma africain souverain, exigeant et populaire à la fois. Derrière les projecteurs, son engagement sans faille pour la promotion des arts dramatiques locaux forçait l’admiration de ses pairs.
Sa disparition laisse un gouffre béant dans le paysage culturel gabonais. Les hommages affluent, nombreux et fervents, témoignant de l’empreinte indélébile qu’il aura gravée dans les cœurs. Collègues éplorés, fans dévastés, famille endeuillée tous pleurent en lui non seulement l’artiste, mais l’homme, généreux et passionné jusqu’au bout.
Le rideau est tombé. Mais le nom de Van Mabadi, lui, demeurera à jamais inscrit en lettres d’or dans l’histoire du cinéma gabonais.
