Categories A LA UNE

[Gabon-Société] Cour constitutionnelle : Jean-Jacques Evouna décrypte l’ADN des juridictions suprêmes mondiales

Dans sa chronique dominicale « Gestion de la Cité » du 28 décembre dernier, le citoyen gabonais Jean-Jacques Evouna a livré une analyse historique approfondie des cours constitutionnelles à travers le monde. Pour le chroniqueur, l’élection de Dieudonné Aba’a Owono à la présidence de la Cour constitutionnelle pour un mandat de huit ans par ses pairs consacre un bilan positif lors de la transition gérée par Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’État.

L’auteur rappelle que « l’origine des Cours constitutionnelles est liée au besoin de contrôler la constitutionnalité des lois et de protéger les droits fondamentaux », citant deux modèles fondateurs : le système autrichien de Hans Kelsen (1920) établissant une juridiction spécialisée, et le contrôle diffus américain post-guerre civile.

Ces modèles se sont diffusés en deux vagues majeures : après la Seconde Guerre mondiale avec l’Allemagne et l’Italie, puis après la chute du Rideau de Fer. En Afrique francophone, dont le Gabon, ces juridictions modernes émergent « suite à des conférences nationales (comme en 1990 au Gabon) pour renforcer le contrôle de constitutionnalité et la démocratie ».

Un plébiscite qui en dit long

Après la composition du collège des Neuf – trois membres nommés par le Président de la Transition, deux par le Conseil Supérieur de la Magistrature, deux par l’Assemblée Nationale et deux par le Sénat – l’élection de Dieudonné Aba’a Owono par ses pairs revêt une portée symbolique majeure.

Pour Evouna, « c’est un signe fort de légitimité interne, de respect professionnel et d’approbation de sa vision ou de son action qui s’inscrivent à l’ère de l’entame de la Ve République Gabonaise ». Le chroniqueur souligne que cette élection indique qu’il est « perçu comme compétent et rassembleur, et que sa présidence est reconnue par ses collègues pour sa droiture, sa sagesse et sa capacité à guider cette Haute juridiction ».

Les piliers d’une présidence légitime

L’auteur détaille les implications de ce plébiscite : reconnaissance de la compétence et du leadership, confiance et respect mutuel, légitimité interne renforcée, stabilité institutionnelle et image extérieure positive. « Un président soutenu par ses pairs projette une image de solidité et d’indépendance, renforçant la crédibilité de la Cour auprès des autres pouvoirs publics et du citoyen », écrit-il.

En conclusion, Jean-Jacques Evouna affirme que « c’est une marque de grande estime professionnelle et un gage de stabilité pour l’institution constitutionnelle ». Selon lui, « c’est cette stature de l’homme qui a séduit Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, chef de l’État à lui accorder sa totale confiance ».