La rédaction de Globe infos.

Le Conseil international de l’intelligence artificielle (Coniia) et le Réseau national des journalistes indépendants du Gabon (Renaji) ont franchi un cap décisif dans la métamorphose du journalisme africain avec la signature, ce vendredi 30 janvier 2026 à Lomé, d’une convention de partenariat stratégique. Cet accord historique consacre l’élargissement du cercle des pays bénéficiaires du programme Mediafrique, initiative panafricaine d’immersion des journalistes aux enjeux et aux instruments de l’intelligence artificielle.
La convention a été paraphée au siège Afrique du Coniia, à Lomé, par Nada Ziadi, représentant le président du Coniia, le Dr Malik Morris Mouzou, et par Aimé Serge Boulingui, président du Renaji. Elle prévoit l’aguerissement d’au moins cent journalistes gabonais à l’intelligence artificielle, dans le cadre du programme Mediafrique, plébiscité pour son approche novatrice, éthique et résolument orientée vers le renforcement des capacités professionnelles des médias africains.
Entre 2023 et 2025, Mediafrique a d’ores et déjà permis d’aguerrir plus de 435 journalistes au Togo, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, contribuant ainsi à l’éclosion d’une presse africaine mieux armée face aux défis technologiques contemporains. L’intégration du Gabon à cette dynamique constitue une percée majeure pour l’Afrique centrale et une opportunité stratégique inédite pour les professionnels des médias gabonais.
Conformément au protocole d’entente, une formation pratique sur l’intelligence artificielle se déroulera à Libreville du 18 au 20 février 2026. Placée sous l’égide du ministre de la Communication et des Médias du Gabon, cette session réunira une centaine de journalistes et de professionnels de la communication issus des médias publics et privés, venus de différentes contrées du pays. Ce partenariat, scellé pour une durée de trois ans renouvelable, repose sur une vision commune : accompagner durablement les journalistes gabonais dans l’appropriation éclairée des technologies numériques, afin de consolider la qualité, la crédibilité et la compétitivité de l’information.

Lors de la cérémonie de signature, le président du Renaji, Aimé Serge Boulingui, a salué un partenariat « porteur d’espoir et de perspectives inédites pour le journalisme africain », soulignant que le programme Mediafrique permettra aux journalistes gabonais de conjuguer excellence éditoriale, maîtrise technologique et conscience citoyenne, dans un environnement médiatique en pleine mutation.
Insistant sur la dimension éthique de l’initiative, il a martelé que ce partenariat « loin de toute approche techniciste ou déshumanisée, place l’intelligence artificielle au service de la rigueur professionnelle, de l’éthique journalistique et de la crédibilité de l’information ». Il a également exprimé sa profonde gratitude au président du Coniia, le Dr Malik Morris Mouzou, pour son leadership visionnaire et son engagement indéfectible en faveur d’une Afrique médiatique robuste et compétente.
Organisation internationale implantée sur quatre continents, le Coniia dispose de sièges en Amérique, en Europe, en Asie et en Afrique. Sous l’impulsion de son président, le Dr Malik Morris Mouzou, figure emblématique des nouvelles technologies en Afrique, le siège africain du Coniia établi à Lomé consolide la position du Togo comme hub névralgique de l’intelligence artificielle sur le continent. Au-delà de la formation des journalistes, ce partenariat exemplaire appelle un accompagnement vigoureux et constant des autorités gabonaises.
Le soutien institutionnel, politique et stratégique de l’État s’avère crucial pour pérenniser de telles initiatives, qui contribuent non seulement à la professionnalisation des médias, mais aussi à la qualité du débat public, à la transparence de l’information et au raffermissement de la démocratie. En épousant activement des programmes comme Mediafrique, le Gabon se positionnerait résolument comme un acteur engagé de la métamorphose numérique africaine, plaçant l’innovation technologique au service du développement humain, de la liberté de la presse et de l’intérêt général.
