Par la rédaction.
Libreville le 18 Mars 2026.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, l’Association des femmes cheminots du Gabon (AFCG) a organisé, le 13 mars 2026, une rencontre d’échanges au sein de la Société d’exploitation du Transgabonais. Tenue en différé, cette initiative a mis l’accent sur l’appropriation du nouveau Code de la famille en Gabon, avec pour objectif de renforcer les connaissances juridiques des femmes du secteur ferroviaire.

Une pédagogie juridique au cœur de l’engagement féminin
Dans un contexte de réformes sociales, cette rencontre s’est voulue avant tout éducative. Elle a permis de réunir des femmes cheminots autour d’un enjeu central : mieux comprendre leurs droits au sein de la famille et dans la société.
Pour éclairer les participantes, une communication a été animée par la magistrate Linda Bongo Ondimba, dont l’intervention a suscité un vif intérêt. À travers une présentation structurée du Code de la famille, elle a apporté des réponses concrètes aux préoccupations juridiques du quotidien.
La présidente de l’AFCG, Reine Leatitia Bouanga, n’a pas caché sa satisfaction :
« L’intervention de notre oratrice nous a profondément marquées. Nous avons été édifiées, et l’engouement observé témoigne de l’importance de ces questions pour les femmes cheminots. »

Au-delà du symbole du 8 mars, une démarche de fond
Loin de se limiter à une célébration symbolique, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de sensibilisation et de responsabilisation. L’AFCG entend ainsi redonner à la Journée internationale des droits des femmes sa dimension historique et militante.
Des ateliers participatifs ont été organisés, offrant un espace de dialogue ouvert. Ces échanges ont permis aux participantes de partager leurs expériences, mais aussi de mieux appréhender les défis liés à leur double rôle de professionnelles et de mères.
« Nous voulons faire de cette journée un levier d’éducation et de transformation sociale », a souligné la présidente de l’association, insistant sur l’importance d’un programme annuel axé sur le développement personnel et l’autonomisation des femmes.
Violences faites aux femmes : un combat toujours d’actualité
Parmi les thématiques abordées, la question des violences faites aux femmes a occupé une place centrale. Sous le thème : « Les femmes se lèvent pour lutter contre les violences diverses », les discussions ont notamment porté sur les violences en milieu scolaire et familial.
Ces échanges ont mis en lumière le rôle clé des femmes en tant qu’éducatrices, mais aussi actrices du changement social.
« Nous sommes à la fois des professionnelles engagées et des mères. Cette réflexion nous aide à mieux accompagner nos enfants tout en réussissant dans notre environnement professionnel », a rappelé Reine Leatitia Bouanga.
De la commémoration à l’action : un impératif
Au terme de cette journée, un message s’impose : la célébration du 8 mars ne saurait se réduire à un rituel festif. Elle doit, au contraire, constituer un catalyseur d’actions concrètes.
À la Société d’exploitation du Transgabonais, cette vision se traduit par un engagement durable en faveur du renforcement des capacités des femmes, de la promotion de leurs droits et de leur implication accrue dans les dynamiques de développement.
En filigrane, c’est toute une ambition qui se dessine : faire des femmes cheminots des actrices pleinement informées, autonomes et influentes au sein de la société gabonaise.
