Par la rédaction de Globe infos.

Mars 2023, février 2026 : voilà bientôt trois interminables années que l’affaire du naufrage du ferry Esther Miracle demeure dans les limbes judiciaires. Si pour les rescapés et les familles des disparus l’attente confine au calvaire, il en va de même pour les responsables présumés du navire, à l’image d’Armand Blaise Mbandiga, sans omettre l’ex-Directeur Général de la Marine Marchande, Fidèle Angoué Mba, écroué quelques jours seulement après la catastrophe. Initialement fixée en janvier, l’audience a finalement été reportée au mois de février 2026.
Un dossier enlisé dans les méandres de la justice
Après de longues séquences d’expectative et de mutisme judiciaire, le dossier du naufrage tragique du ferry Esther Miracle, exploité par la compagnie Royal Coast Marine, s’apprête à franchir une nouvelle étape. L’affichage au Tribunal de première instance de Libreville révèle que l’audience correctionnelle, initialement programmée pour le vendredi 30 janvier 2026 à 8 heures au palais de justice de Libreville, a finalement été ajournée au 26 février.
Cette affaire, comptant désormais parmi les plus vétustes en souffrance, met en exergue la responsabilité de l’ancien Directeur général de la Marine marchande, Fidèle Angoué Mba, qui comparaîtra aux côtés d’autres prévenus. Rappelons que le naufrage du ferry s’était produit le 9 mars 2023, lors de sa traversée vers Port-Gentil, fauchant tragiquement au moins 21 passagers et laissant 16 autres volatilisés dans les flots.
Des charges accablantes
Les accusations brandies contre les prévenus revêtent une gravité sans commune mesure : homicide involontaire, blessures involontaires, omission de porter secours, ainsi que faux et usage de faux. Ces chefs d’inculpation s’adossent sur plusieurs dispositions du Code pénal, soulignant la portée des faits incriminés, rappellent nos confrères de Gabon Média Time.
Une quête de justice qui s’éternise
Pour les familles des victimes, les rescapés de cette hécatombe maritime ainsi que les responsables administratifs et propriétaires du navire, cette audience cristallise une étape cruciale dans leur quête éperdue de vérité et de justice. Depuis le drame, des collectifs de parents ont martelé leur exaspération face à la léthargie du processus judiciaire, arguant que sans résolution juridique, aucun véritable deuil ne saurait s’amorcer.
Le rendez-vous judiciaire de ce mois de février 2026 catalyse donc une attention soutenue. La tenue de cette audience pourrait sceller l’issue d’un dossier qui incarne l’une des tragédies de transport les plus dévastatrices du Gabon de ces dernières années, et offrir, enfin, un semblant de réponse aux interrogations demeurées béantes.
Après plusieurs années de détention préventive sans jugement, l’on espère tourner définitivement la page de cette affaire qui continue de hanter la conscience collective nationale.
